Comment socialiser son chiot ?

Comment socialiser son chiot ?

Comment socialiser son chiot ?

Vous souhaitez un chiot à l’aise partout, qu’il ne soit pas agressif ou craintif ? La période de socialisation est une étape essentielle pour avoir un chien avec un comportement stable.
Pour savoir comment socialiser son chiot il faut déjà comprendre comment le développement comportemental du chiot s’effectue.
Les périodes de développement sont très importantes chez le chien, en effet, elles vont avoir un impact très important sur son comportement. Le développement comportemental du chiot va être grandement influencé par ces conditions de vie. Par conséquent comme dans toutes les espèces animales rien n’est tout inné (génétique) ni tout acquis (apprentissage et environnement), les deux interviennent.

Le chien est une espèce nidicole :

C’est quoi ça nidicole ? Cela signifie que les adultes utilisent des nids pour leurs petits. C’est d’ailleurs une des raisons pour lequel beaucoup de chiens aiment un espace confiné pour dormir, cela est rassurant surtout pour les chiens anxieux. La gestation est relativement courte par rapport à la taille corporelle, ainsi que par rapport au nombre de chiots de la portée allant jusqu’à 15 parfois.

Un chien de 30 kg a une gestation d’environ 2 mois alors que nous humain nous portons 9 mois, soit plus de 4 fois plus, sans pour autant peser 120 kg.

Les femelles ont un nombre important de mamelles afin de pouvoir nourrir un maximum de petits. De plus les nouveaux-né sont quasi nus, leurs oreilles et leurs yeux sont clos, la thermorégulation et la mobilité sont réduites, tout cela les rend très vulnérable et dépendant de leur mère. Les chiots sont pourvus d’un très petit cerveau à la naissance et leur croissance cérébrale est considérable dans les premières semaines de vie. De même ils ont une lactation courte, une puberté précoce, ainsi qu’une faible longévité..

A la naissance ils sont donc aveugles et sourds, et extrêmement vulnérables ! Le chien se développe très rapidement, il est considéré comme adulte entre 1 an et 18 mois pour la plupart des races.

Chronologie du développement

Avant la période de socialisation du chien il y en a trois autres qui sont également très importante. Si elle se déroule bien il vous sera plus aisé de socialiser votre chiot. On peut couper le développement comportemental du chiot en 4 périodes :
1-Prénatale : Avant la naissance
2-Néonatale : De la naissance à 2 semaines
3-Transition : De 2 à 3 semaines
4-Socialisation : De 3 semaines à 3 mois.

Du développement in utero jusqu’à l’âge de 3 mois, le chiot va être confronté à des situations qui modèleront son système nerveux central et auront une incidence sur toute sa vie. Par conséquent les expériences qu’il va vivre, tant en quantité qu’en qualité seront essentielles à son avenir comportemental. De plus ces périodes de développement sont sensibles, ce qui signifie qu’elles influencent grandement le comportement du chien.

1- Période Prénatale (avant la naissance)

La gestation dure environ 9 semaines. Pendant les 10 à 15 derniers jours de gestation, le foetus possède déjà des compétences tactiles. Pendant cette période le chiot va donc développer son sens tactile. Il réagit à la caresse du ventre de sa mère et au stress que celle-ci subit. Donc il est essentiel que la gestation de la mère se passe dans les meilleures conditions d’attention, de calme et de sérénité.

Un stress trop intense durant la gestation peut avoir des conséquences défavorables chez le chiot. Par exemple, comme la diminution des comportements de jeu, la réduction de la fréquence des interactions sociales, et l’anxiété augmentée. On remarque les mêmes conséquences si la femelle gestante se retrouve dans un milieu hypo-stimulant (isolement).

2- Période Néonatale (naissance – 2 semaines)

Cette période sera le développement de l’attachement de la mère aux chiots, de l’orientation tactile (ils se déplacent grâce au toucher.), de la flexion et extension des muscles et de l’acquisition du tonus normal.

À cet âge les chiots ont un comportement quasi végétatif. La maturation du système nerveux n’es pas terminée à la naissance des petits. Le chiot est sourd, aveugle et incapable de se mouvoir, il passe le plus clair de son temps à dormir.

Le réflexe de frisson thermique n’existe pas dans les premiers jours. Ce qui explique que les chiots dorment en amas les premières semaines car leur régulation thermique n’est pas encore efficace.

la période de socialisation du chiot commence à l'âge de 3 semaines pour finir vers 3 mois environ
Le chiot est totalement dépendant de sa mère qui le nourrit, le protège, le nettoie par léchage en stimulant l’élimination et ingérant ses excrétions. L’apparition du réflexe de fouissement (il cherche à enfouir sa tête dans des endroits bien chauds), du réflexe labial (essaie de téter tout ce qui s’approche de ses lèvres), et du réflexe périnéal (il fait ses besoins quand sa mère lui lèche le ventre et le périnée). C’est pendant cette période que se mettent en place les connexions nerveuses. Elles sont influencées par le programme génétique de l’individu et par l’environnement où il grandit ainsi certaines synapses se stabilisent tandis que d’autres sont éliminées.
Les spécialistes du comportement du chien conseillent de prévoir dès la naissance des petits:
  • une pièce d’éveil avec des sons variés.
  • des jouets de différentes textures, des tissus, des morceaux de bois… pour les familiariser aux objets inconnus et favoriser leur stimulation sensorielle.

Chez un individu, un manque plus ou moins important de stimulation d’un système sensoriel entraînera des réactions disproportionnées par rapport au comportement de sujets élevés dans des conditions « normales ». D’ailleurs, à l’inverse une hyper-stimulation irait dans le même sens. Donc l’équilibre entre ces deux extrêmes est là où un niveau moyen de stimulation est atteint.

3- Période de Transition (2-3 semaines)

C’est la phase de développement des sens, le chiot ouvre les yeux (entre le 10ème et le 14ème jour), entend (entre le 14 et le 21ème jour). Il sursaute au bruit car les oreilles s’ouvrent également durant cette période (réflexe de sursautement). C’est également le début de vocalises complexes, de l’orientation visuelle (se déplacer grâce à la vue) et de l’autonomisation motrice (les mouvements deviennent faciles et naturels).

Ainsi, c’est à cet âge que l’on peut détecter une déficience visuelle ou auditive. Le sommeil du chiot est encore important mais il n’occupe plus que 65 à 70% du temps.

En bref, à la fin de la période de transition le chiot a acquis les compétences sensorielles et motrices qui vont lui permettre d’acquérir les comportements complexes qu’implique la vie en meute.

4- Période de Socialisation et familiarisation. (3-12 semaines)

Les conseils gratuits pour socialiser son chien de la meilleur façon possible
Nous voilà à la période de socialisation, la comprendre est essentiel pour savoir comment socialiser mon chiot! Effectivement la période de socialisation commence chez l’éleveur mais c’est vous qui devez continuer le travail après l’adoption.

Les chiots se dirigent vers les sons et la lumière. Puis l’apprentissage de groupe commence, c’est la socialisation primaire. C’est aussi le début de l’apprentissage du comportement de communication avec les premiers aboiements, grognements, jappements. Le comportement exploratoire (d’investigation) débute lui aussi.

C’est le moment des apprentissages essentiels : acquisition des auto-contrôles comme l’inhibition de la morsure (les cris du mordu font lâcher le mordeur.), la hiérarchie, les jeux.

Attention : si les chiots sont séparés de leur fratrie à ce moment là, on risque un mauvais contrôle de l’inhibition de la morsure. Ainsi qu’un apprentissage incomplet des règles sociales et un hyper-attachement.

Puis vient aussi l’apprentissage de la hiérarchie par appréciation de la gestion de l’espace et de la disponibilité de la nourriture. Par exemple le chiot constate qu’il ne peut manger que lorsque tel individu a terminé etc…

Ensuite la phase d’aversion débute  dès cinq semaines. Par conséquent le chiot fuit les personnes inconnues et il a tendance à craindre les nouveautés. Ainsi les nouvelles espèces découvertes peuvent être considérées comme ennemies.

De même c’est le commencement des relations avec les autres espèces, l’attachement social aux être-humains. Si l’éleveur est un homme, célibataire, sans enfant, les chiots n’auront donc probablement jamais connu de femmes ou de jeunes. Ils peuvent donc les craindre dans le futur, parce qu’ils n’auront pas été habitués à eux.

 
Plus les premières semaines de la période de socialisation seront riches en enseignements plus le chiot sera apte à s’adapter à sa future vie.

L’âge légal de vente des chiots est 8 semaines. C’est une période extrêmement sensible, celle de la peur, de l’identification et de l’aversion qui débute et va s’étendre jusque vers la 12ème semaine.

Même s’il découvre le comportement de peur, c’est dans la 8ème et la 9ème semaine que le chiot est le plus curieux. C’est donc la meilleure période pour lui faire faire des expériences diverses (découvrir la ville, le bruit, les espèces inconnues etc.) afin qu’elles lui soient familières et ne génèrent pas de peur lorsqu’elles se reproduiront.

Le comportement d’évitement est une conséquence de la peur : l’animal évite ce qui provoque la peur.

Comment socialiser son chiot ?
Cette période est donc cruciale pour la vie future du chien, c’est l’apprentissage et le développement des relations sociales. Au contact de ses congénères le chiot va apprendre à bien communiquer avec son espèce..
  • Un chiot privé de toute relation avec ses congénères risque d’en subir de graves déficits au plan relationnel avec ses semblables : peurs, phobies, agressions envers les autres chiens, incapacité de ce reproduire.
  • D’un autre coté, un chiot élevé parmi d’autres chiens et n’ayant aucun ou peu de rapport avec l’homme pourra présenter les mêmes comportements de peur, phobies et d’agression vis-à-vis de l’être humain.
  • Au-delà des êtres vivant qu’il va côtoyer, le chiot doit également prendre connaissance de l’environnement qui sera le sien durant sa vie entière.

Un chiot avec un tempérament individuel curieux ou au contraire méfiant semble être un paramètre déterminant. En outre des individus de ce type seront plus distant de l’homme et donc plus susceptibles de développer un défaut de familiarisation.

Comment faire pour bien socialiser son chiot ?

Comment socialiser son chiot ?
Il y a risque de syndrome de privation ou d’isolement si le chiot reste après la 7ème semaine dans un élevage pauvre en stimulations du type « animaux de rente ». On comprend donc que l’absence de socialisation entraîne un comportement social inadapté de l’adulte…

De plus quand un chiot est isolé pendant la période de l’imprégnation, il ne pourra plus s’attacher, ni aux autres chiens, ni aux humains.

Tenez compte des observations suivantes:

  •  S’il vit jusqu’à la 14ème semaine avec des congénères sans voir d’humains, il aura un comportement normal avec les chiens mais pas avec l’homme. Cet animal pourra être apprivoisé et tolèrera peut être la nourriture et des contacts affectifs occasionnels avec l’humain (parties de jeux, caresses…), mais ne sera probablement jamais un animal domestique à l’aise.
  •  Si entre la 3ème et la 12ème semaine, un chiot vit avec des humains sans voir d’autres chiens, il sera très à l’aise au milieu des humains, auquel il s’identifiera, mais ne supportera pas le contact avec des congénères.
  • Des expériences démontrent que des chiots de 5 semaines, mis pour la première fois en contact avec des humains, les approchent avec confiance.
  • Par contre si le premier contact est à 7 semaines, ils hésitent à s’approcher.
  • Et si le premier contact est à 9 semaines, ils n’approchent pas les humains.
  • Enfin, si la première rencontre a lieu à 14 semaines, le contact est devenu impossible, le comportement étant celui d’un animal sauvage.

Vous comprenez donc que si vous adoptez votre chiot avant ses 12 semaines il y a beaucoup de travail à effectuer.

Voici des exercices recommandés et indispensables pour socialiser votre chiot:

Marche en laisse dans une rue calme puis progressivement marche en laisse dans une rue bruyante, passagère. Vous devez associer ces sorties à un moment positif. Par exemple, pensez à emmener jeux et récompenses.

Faites aussi des balades à la campagne avec de cours déplacement en voiture. Par exemple si possible efforcez-vous de lui faire rencontrer le plus de situations possible les ascenseurs, les gares… skateurs, vélos, poussettes…

Ensuite des rencontre avec différents types de personnes : adultes, personnes âgées, enfants, personnes en uniforme, vétérinaire, fauteuils roulants, skateurs, vélos, poussettes…
Puis rencontre avec des chiots et des chiens adultes, en vous assurant que leur vaccination est bien à jour. Rappelez-vous que votre chiot est encore vulnérable s’il n’a pas son rappel de vaccins. Il faut également qu’il rencontre avec d’autres animaux : chats, animaux de basse-cour, chevaux.

D’ailleurs profitez-en pour faire connaissance avec le tempérament individuel de votre loulou. Car il sera plus facile de mettre en place des exercices adaptés si vous vous apercevez par exemple qu’il cherche à attraper les vélos, jogger ou autre objet en déplacement.

Comment socialiser son chiot ?

Dès le début et à l’aide de friandise apprenez lui à être manipulé sans stress : brosser, toucher les oreilles, ouvrir la gueule, essuyer les pattes, être porté, avoir la gueule fermée. Si votre chien est un jour blessé vous serez heureux de lui avoir appris à se laisser inspecter sereinement.

C’est également le moment de jouer à différents jeux et créer un lien de cette façon. Devenez son meilleur compagnon de jeux. Cela vous sera très utile au moment de l’éducation de votre chiot.

Continuez à lui apprendre à contrôler ses mordillements. Votre chiot est un carnivore et il est génétiquement programmé pour muscler suffisamment sa mâchoire . Vous devez lui donner des jouets sur lequel il pourra combler ce besoin mais en aucun cas vous devez l’autoriser sur vos mains

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Comment socialiser son chiot ?

Même si vous avez envie de l’emmener partout, c’est pendant que vous socialisez votre chiot qu’il faut aussi lui apprendre à rester seul. Commencez par de courtes périodes et associez votre départ avec un jouet nouveau que vous lui laissez. Il fera office de doudou en votre absence vous devez donc le ramasser dès votre retour.

Conclusion

Pour commencer, il ne faut jamais adopter un chiot avant l’âge de huit semaines et si vous ne savez pas dans quelles conditions il a été socialisé. Le chien doit être socialisé et cela commence chez l’éleveur par de bonnes expériences avec ses congénères. .

Donc même si vous faites l’acquisition d’un chiot issus d’un milieu sain, riche en stimulation positive il reste beaucoup de travail pour qu’il reste équilibré, sociable et familiarisé avec son environnement.

J’espère que cet article vous aura appris davantage comment socialiser votre chiot. Je suis sûr que ces information peuvent être utile certains de vos amis, alors partagez commentez pour m’encourager à écrire d’autres articles de ce type ! S’il y a un sujet qui vous tiens à coeur dite le moi en commentaire et ça sera peut-être l’objet d’un prochain blog canin 🙂

La prédation chez le chien

La prédation chez le chien

La prédation chez le chien

Votre chien court après les voitures où attrapent les pieds des enfants lorsqu’ils s’agitent ?

Le comportement de prédation est  naturel. Il amuse parfois, mais désespère souvent. L’instinct de prédation chez le chien que l’on pourrait nommer pulsion de prédation est l’une des
facettes du chien les plus déroutantes pour nous les humains.

Qu’est-ce que c’est? À quoi cela est dû ? Nous vous expliquons tout ici 😉 !

La prédation comportement naturel

Nous vous l’avons déjà dit, la prédation est un comportement naturel et inné chez le chien. Pour comprendre la nature de notre chien, il faut déjà bien le connaitre. Bien sûr vous le connaissez bien votre toutou adoré, vous avez peut-être vous-même choisit son nom, vous connaissez parfaitement quel est son jeu préféré, où il adore être caressé, à l’inverse vous savez également ce qu’il n’aime pas du tout ! … Mais avez-vous réellement conscience de sa vraie nature ? Qui est vraiment cette boule de poils que vous chérissez tant ?

Canis lupus familiaris.

Alors non, ce n’est ni le nom d’une maladie contagieuse, ni un gros mot . 😉

Voici certainement ce qui définit le mieux votre chien : c’est donc un animal (bateau peut-être, mais il est important de s’en souvenir!) Egalement un mammifère carnivore, de la famille des canidés de son nom scientifique canis lupus familiaris (qui signifie loup (Canis lupus) domestiqué (familiaris) ). Par conséquent, il est bon de se rappeler que ses ancêtres vivaient en meute. De plus pratiquaient la chasse pour se nourrir, autrement dit, ils étaient des prédateurs !

L’homme à créé plus de 300 races différentes. De plus leur génétique ne présente que peu de différences (de même qu’il y a moins de 0,2% de différence entre nos chiens et les loups). Vous imaginez donc facilement que même votre mignon chihuahua a gardé certains instincts de ses ancêtres, la prédation en fait partie !
En d’autres termes quelle que soit sa race, votre chien a en lui les instincts de ses ancêtres prédateurs carnivores vivant en meute.

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À l’état sauvage, la prédation permettrait au chien de se nourrir et donc de survivre.

Quelles sont les étapes ?

  • sentir, entendre ou voir la proie
  • la fixer
  • la poursuivre / encercler
  • l’attraper/la mordre
  • la secouer/généralement la mise à mort
  • la manger

Puisque tous les chiens naissent prédateurs, ils développent ensuite ce comportement en fonction de leurs expériences. Ils apprennent par essai/erreur. Chez certaines races, la prédation est plus marquée, car recherchée par l’homme, comme pour les chiens de chasse par exemple. Mais la prédation est aussi utilisée chez les chiens de berger, afin de rassembler les troupeaux. A la différence du chien de chasse le but n’est pas d’achever la proie. Ce comportement est donc malléable et l’homme peut soit l’amplifier soit l’inhiber.

Comment l’homme utilise la prédation

Instinct de prédation révisé

L’humain a dans sa sélection et en créant des races cherchées certaines des comportements de prédation qui lui était utile.

Par exemple chez des chiens de troupeau type border on a surtout gardé l’aptitude à fixer et encercler la proie. Alors que chez des chiens type Jack Russell nous avons voulu garder toute la phase comportementale de sentir jusqu’à la mise à mort…

Par conséquent plus votre chien aura l’occasion d’aller au bout de la prédation, plus il deviendra prédateur.

La réussite d’attraper la proie sera une énorme récompense à ses yeux.

Donc c’est pour cette raison qu’un chien de chasse aura beaucoup plus développé l’instinct de prédation qu’un chien qui ne sort qu’en laisse. De plus le chien de chasse aura beaucoup d’occasions d’affûter ses pulsions prédatrices. Cependant un chien qui ne sort qu’en laisse aura moins l’occasion de chasser.

Par ailleurs nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais même avec nos chiens qui ne sont absolument pas chasseurs l’instinct de prédation rythme leurs journées. Vous êtes dans le jardin pour jouer avec votre chien, vous lui jetez la balle… Aussitôt lancée Médor court le plus vite possible pour l’attraper ! Vous venez de déclencher l’instinct de prédation de votre chien.
Instinct de prédation révisé

D’ailleurs n’aime-t-il pas encore plus les balles ou jouets qui font du bruit ? Pour le chien, c’est exactement la même chose qu’un animal qui couine, et donc cela excite également son instinct de

Certains chiens ont même tendance à secouer, voire éventrer leur jouet … Exactement comme ferait leur ancêtre prédateur pour mettre à mort sa proie !

Cela ne fait pas de votre chien un sanguinaire barbare rassurez-vous. Il n’est autre qu’un chien fidèle descendant d’un ancêtre prédateur carnivore vivant en meute.

Quand le comportement de prédation devient dangereux

panneau-attention

La vie que nous offrons à nos Canis lupus familiarise entraîne parfois des déviances dans le comportement de prédation. Que cela vienne de vos habitudes de vie ou de la génétique pour la sélection des races, il arrive parfois que l’instinct de prédation devienne dangereux.

En effet si Médor aiguise cette pulsion sur les roues des brouettes ou des voitures cela devient beaucoup moins drôle et nettement plus dangereux pour lui.

Mais lorsqu’il le fait également sur les joggers, les enfants, les roues des vélos, le chat de la maison… Cela devient dangereux pour les personnes ou animaux qui représentent des proies à ses yeux.

Votre chien présente une déviance dans son instinct de prédation ? Non ce n’est pas un méchant chien, il a juste besoin qu’on lui explique ce qui est possible de faire et ce qui ne l’est pas.

Comment gérer le comportement de prédation de mon chien

Il faut commencer par se rappeler qu’il est impossible de faire que votre chien ne soit plus un prédateur !

Vous devez travailler avec l’instinct plus que contre.

Comment faire?

1- L’apprentissage d’ordre de base est indispensable.

Apprendre à votre chien à rester sans bouger sur une position assise ou couché par exemple et le fixer sur vous en le récompensant pour ce bon comportement permettra de canaliser son instinct de prédation.

Une fois qu’il sait tenir l’ordre « pas bouger » au calme vous allez ensuite rajouter des difficultés progressives afin de l’entraîner à devenir meilleur dans cet exercice.Le but ? Appliquer cet entraînement en situation réelle: vélo, coureur, voiture…

Vous comprendrez que si vous demandez à votre loulou de rester sagement à coté de vous pendant une grosse excitation sans l’avoir entraîné c’est comme vous inscrire pour ce week-end à un marathon sans entrainement régulier !Autant vous dire que vous allez souffrir 😉

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2- Demander le calme avant que l’émotion soit montée.

Comment vous sentez-vous au moment où vous lisez ces lignes ?

Plutôt détendu ?

Je vais vous demander maintenant de penser à une personne qui vous à vraiment énervé au cours de cette année, vous voyez de qui je parle?

Maintenant que vous avez l’image de la situation durant laquelle cette personne vous à vraiment agacé vous pouvez peut-être sentir une émotion différente monter en vous …

Je vais vous demander alors de chasser cette image le plus loin possible de vous, vous la prenez et la jetez très très loin si loin qu’elle devient un point qui disparaît à l’horizon…

Fermez les yeux et jetez cette image si loin qu’elle devient invisible, vous ne pouvez plus la percevoir … et elle n’existe plus.

Cet exercice mental que je viens de faire avec vous va vous permettre de comprendre la pulsion de prédation qui monte en votre chien lorsqu’il fixe un objet en mouvement. C’est comme lorsque votre attention concentrée sur la situation négative de tout à l’heure, plus votre attention est fixé dessus plus cette émotion désagréable montait en vous !

Alors plutôt que de laisser cette pulsion de prédation monter en votre chien on redirige rapidement son attention sur autre chose. C’est là qu’intervient l’apprentissage dont je vous ai parlé plus haut.

3- Dépenser son énergie

Comme nous l’avons déjà vu l’un des grands besoins du chien est l’exercice physique.

Comme moi il vous arrive surement d’avoir passé une journée où vous vous êtes oublié. Peut-être vous avez donné beaucoup de vous-même pour les autres ou que vous avez vécu des événements qui ont rendu cette journée difficile…

Pensez-vous qu’à la fin de cette journée il sera aisé de vous maîtriser avec votre entourage si d’autres contrariété viennent se rajouter ?

Non bien sûr car vos besoins n’ont pas été comblé pendant cette journée !

Pour votre chien il en est de même, puisque le besoin en exercice physique est quotidien il lui sera beaucoup plus compliqué de se maîtriser son comportement de prédation et respecter vos ordres s’il n’est pas comblé.

 

Pour conclure sur l’instinct de prédation chez le chien

En conclusion le comportement de prédation peut-être très dangereux pour vous et votre chien. En conséquence, mieux connaître ce comportement permet d’anticiper !

Peut-être aurez-vous besoin d’un professionnel pour l’éducation de Médor. Cela est normal, il n’est pas inné pour nous humains de comprendre et de se faire comprendre des nos boules de poils adorées.

J’espère que cet article vous en aura appris davantage sur le comportement canin. Vous avez aimé ?

Partagez et commentez pour nous encourager à écrire d’autre article de ce type qui pourrons vous aider à passer de bons moments avec votre toutou 😉

Apprendre à mon chien à rester seul

Apprendre à mon chien à rester seul

Apprendre à mon chien à rester seul

Il détruit tout ce qu’il trouve en votre absence et vous vous demandez: comment apprendre à mon chien à rester seul sereinement ?

Vous adorez passer beaucoup de temps avec votre chien et aimeriez surement pouvoir l’emmener partout ! 

Seulement cela n’est pas toujours faisable, ainsi après l’adoption ou l’achat d’un chien viennent rapidement les questions :

Comment je vais faire pour qu’il soit sage en mon absence ? 

Que dois-je faire pour qu’il se sente bien et non pas abandonné pendant ce moment ?

Vous avez peut-être essayé plusieurs choses…par exemple lui dire que vous revenez et de ne pas s’inquiétez, ou bien vous arranger pour justement qu’il ne soit quasiment jamais seul, en demandant à un membre de votre famille de prendre le relais en votre absence.

Plusieurs aspects sont à prendre en compte en fonction de l’âge de votre chien et de vos habitudes de vie. Nous allons donc nous arrêter ici sur 4 points essentiels. Notez qu’il y en a beaucoup d’autres qui nécessitent parfois l’expertise d’un comportementaliste.

Le développement de la dépendance affective

En premier nous devons nous mettre à la place de notre canidé préféré et comprendre que c’est un animal de meute. En conséquence le chien supporte mal qu’une partie de cette meute soit divisée pendant X nombre  d’heures car vous travaillez.

 Depuis sa naissance il a été quasiment tout le temps avec sa mère et sa fratrie. Une fois arrivé chez vous, le détachement a pu être plus ou moins compliqué souvent dur les premières nuits d’ailleurs ;).

Le détachement forcé d’avec sa fratrie et sa mère pousse souvent le chiot à rediriger sa dépendance affective envers vous ou d’autres membres de la maison, animaux compris.

Cette forme de dépendance affective peut devenir ce qu’on appelle anxiété de séparation. Ce trouble du comportement et  et  très fréquent, chaque semaine je suis contacté pour aider des chiens souffrant de cela.

De plus il faut savoir que le sevrage de l’humain sur le chien ne suit en aucun cas un rythme qu’il choisirait naturellement.

L’allaitement se ralentirait vers 3 semaines avec une diversification de l’alimentation vers de la viande. Après cela il se stopperait progressivement à partir de deux mois.

Les chiots commenceraient à s’émanciper davantage vers 3 à 4 mois tout en restant intégré à la meute au moins jusqu’à leur puberté.

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Les déplacements d’une meute se font en groupe ils ne sont donc pas préparés à une vie solitaire pour une longue partie de la journée.

En d’autres termes la domestication du chien implique de lui apprendre à rester régulièrement seul.

Ce qui pose soucis pour une espèce vivant en meute, d’où parfois de gros dégât dans la maison. Par exemple entre autres, chaussures et vêtement détruits ou encore canapé éventré, parfois ce sont les murs et les prises électriques qui prennent, sans parler des loulous qui vont faire leurs besoins par anxiété. 

 

Bien que l’humain par anthropomorphisme, mette parfois les émotions en avant comme de la « vengeance » ce n’est en aucun cas la raison… Si votre chien à un tel comportement c’est qu’il est vraiment dans un état de mal être en votre absence… et le seul responsable est l’humain !

Rappelez-vous que l’animal n’a pas demandé à être enlevé de sa mère et sa fratrie. Bien sûr vous comblez ses besoins comme vous pouvez mais parfois le manque de connaissances de la psychologie canine fait que l’on renforce de mauvais comportement et que l’on peut créer une réelle détresse chez le chien.

Comme nous l’avons dit-il va extérioriser en faisant des destructions, parfois par de la malpropreté ou des aboiements intempestifs. Le but étant toujours d’évacuer le mal-être émotionnel dû à une dépendance affective.

Les conseils qui suivent ne remplacent en rien l’expertise d’un professionnel du comportement canin. 

De plus il faudra s’assurer de combler tous les besoins de son chien pour qu’il ait un comportement adapté à la vie humaine en votre absence .

Alors comment faire pour

apprendre à mon

chien à rester seul sereinement ?

 Pendant votre présence

Le travail pour apprendre à son chiot à rester seul commence déjà en votre présence. Si votre boule de poils peut avoir accès à vous systématiquement dès qu’il le désire, la frustration sera grande quand vous ne pourrez plus accéder à sa requête en votre absence.

 Il va donc falloir commencer par lui faire comprendre que certaines pièces de la maison sont interdites. 

Puis il devra ainsi vous attendre en dehors de celle-ci quand vous y entrez. Cette habitude de vie commencera à agir sur l’état émotionnel de votre loulou.

 Il va devoir gérer la frustration de ne pas vous suivre et avec le temps comprendre que vous finissez toujours par revenir.

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Le travail pour apprendre à son chiot à rester seul commence déjà en votre présence. Si votre boule de poils peut avoir accès à vous systématiquement dès qu’il le désire, la frustration sera grande quand vous ne pourrez plus accéder à sa requête en votre absence.

 Il va donc falloir commencer par lui faire comprendre que certaines pièces de la maison sont interdites. 

Puis il devra ainsi vous attendre en dehors de celle-ci quand vous y entrez. Cette habitude de vie commencera à agir sur l’état émotionnel de votre loulou.

 Il va devoir gérer la frustration de ne pas vous suivre et avec le temps comprendre que vous finissez toujours par revenir.

Limiter les effusions émotionnelles à votre départ et retour

Quand vous accordez beaucoup d’attention à votre chien avant de vous en aller vous créez une rupture brutale. Plus brutale que si vous lui aviez accordé peu d’attention à ce moment.

De même il sera préjudiciable d’apporter de grande effusion à votre retour. Votre chien risque d’accorder une importance excessive à celui-ci.

Cela risque de lui rendre l’attente  plus longue et désagréable. Ce qui pourra renforcer un déséquilibre émotionnel .

Le laisser seul rapidement

Laisser seul votre chiot rapidement ! Cela va permettre de lui faire comprendre que dans sa nouvelle vie il est normal de rester seul et que l’humain reviendra.

 Il sera beaucoup plus difficile pour lui de s’habituer si vous retardez cette étape.

Certains maîtres vont profiter d’une période de vacances, convalescence, chômage pour prendre leur chiot. Il va falloir se forcer à le laisser seul régulièrement pour qu’il comprenne que cela fait partie de sa vie. Plus vous retarderez ce moment plus cela sera difficile pour lui de s’y habituer.

Le laisser seul mais pas n’importe comment! Il faut qu’il ait dès son arrivée chez vous un endroit assez restreint. Ce lieu où vous lui  mettez son panier, ses jouets, ses friandises. C’est ici qu’il dort éventuellement la nuit et que vous pourrez le laisser en votre absence.

Commencez par le laisser dans cet espace réduit peu de temps. De plus il faudra associer votre départ à un jouet qu’il aime particulièrement ou un vieux tee-shirt à vous.

A votre retour il faudra bien entendu le ramasser. Pensez également à ne pas lui donner quand vous êtes là, car sinon en aucun cas il ne compensera votre absence.

Les demandes d’attentions

 Ne plus répondre à ses demandes d’attention constantes.

La mère des chiots favorise un détachement de ceux-ci en ne répondant pas à la moindre requête.

Elle ira voir très rapidement bien sûr, par exemple, si un chiot couine pour s’assurer qu’il n’y a rien de grave.

 Mais dans les interactions quotidiennes, elle va petit à petit les aider à s’émanciper. Ceci est pour leur bien-être, elle commencera par  refuser de se faire téter.

Elle peut le faire en grognant par exemple. Loin de ne plus les supporter ou de les rejeter complètement ce comportement fait partie de l’éducation. Une limite indispensable qui  préparera le canidé à plus d’autonomie.

Cette limite bienveillante est souvent enrayée par l’humain. Cette pauvre petite boule de poils qui se fait grogner après par un méchant adulte !

Donc si vous ne supportez pas cette éducation c’est surement que vous avez besoin d’en apprendre davantage.

Les comportements canins et humains sont souvent différent!

Alors s’il vous plaît n’en faites pas payer le prix à un chien qui fait son job !

Vous voilà avec de quoi prendre un bon départ pour apprendre sereinement à votre chien à rester seul.

Si vous rencontrez déjà des soucis de cet ordre la mise en pratique de ses conseils pourront apaiser votre chien. De même il conviendra en parallèle de mettre en place une thérapie comportementale.

Je suis sûr que cet article peut aider beaucoup de chiens et leur maître alors partagez, commentez et faites nous savoir si vous avez aimé 😉

Mon chiot mange ses crottes : pourquoi, jusqu’à quel âge et que faire

Mon chiot mange ses crottes : pourquoi, jusqu’à quel âge et que faire

Mon chiot mange ses crottes : pourquoi, jusqu’à quel âge et que faire

Mon chiot mange ses crottes : c’est fréquent et, la plupart du temps, ce n’est pas grave. Les chiots explorent tout avec la bouche, imitent leur mère qui nettoie le nid, ou cherchent à faire disparaître une « bêtise » quand l’apprentissage de la propreté a été trop grondé. Dans la majorité des cas, ce comportement disparaît au cours de la première année, surtout si tu ramasses vite, récompenses ton chiot quand il fait dehors et ne le punis jamais. Si ton chiot maigrit, a la diarrhée ou mange beaucoup de crottes, consulte ton vétérinaire.

Voici les 5 causes les plus fréquentes, jusqu’à quel âge c’est normal et les conseils de nos éducateurs canins pour l’aider à arrêter.

Pourquoi mon chiot mange ses crottes ? Les 5 causes les plus fréquentes

Ce comportement porte un nom : la coprophagie. Chez le chiot, il a presque toujours une explication simple.

1. Il explore et imite sa mère

Pendant les premières semaines, la mère nettoie le nid en mangeant les excréments de ses petits. Le chiot la voit faire et, comme il découvre le monde avec sa bouche, il goûte à tout, y compris à ses crottes. C’est la cause la plus fréquente, et la plus passagère.

2. Il veut garder son espace propre

Un chiot enfermé longtemps dans une petite pièce, un parc ou une cage n’aime pas dormir près de ses excréments. Les manger est une façon de « faire le ménage ».

Mon chiot mange ses crottes

3. Il a peur d’être grondé

Si ton chiot a été grondé en faisant ses besoins dans la maison, il n’apprend pas qu’il faut faire dehors : il apprend qu’il ne faut pas faire devant toi. Certains chiots se mettent alors à faire en cachette et à manger leurs crottes pour faire disparaître la preuve. C’est une raison de plus pour ne jamais punir pendant l’apprentissage de la propreté.

4. Il s’ennuie ou il est stressé

Un chiot qui reste seul longtemps, manque de jeux et de sorties ou vit une période stressante peut manger ses crottes par ennui, ou pour se calmer. Plus il est occupé et rassuré, moins le comportement dure.

Chiot grondé pour une crotte dans la maison

5. Son alimentation ou sa digestion

Un chiot qui a faim, mange une ration mal adaptée ou digère mal peut être attiré par ses selles, qui gardent alors une odeur de nourriture. Les parasites intestinaux peuvent aussi jouer. Si ton chiot mange beaucoup de crottes, maigrit ou a des selles anormales, demande l’avis de ton vétérinaire.

Jusqu’à quel âge un chiot mange-t-il ses crottes ?

Il n’y a pas d’âge précis, mais dans la grande majorité des cas, le comportement diminue nettement vers 6 mois et disparaît avant 1 an. Il dure plus longtemps quand il est entretenu : crottes qui traînent, punitions, ennui. Si ton chien continue après 1 an, on parle de coprophagie chez le chien adulte : lis notre article sur la coprophagie du chien.

Mon chiot mange ses crottes : est-ce dangereux ?

Ses propres crottes présentent peu de risques chez un chiot en bonne santé, vermifugé et suivi par son vétérinaire. Le risque principal est de se réinfester avec des parasites. Les crottes d’autres chiens ou d’autres animaux sont plus risquées, car elles peuvent transmettre parasites et maladies. Respecte bien le calendrier de vermifugation et de vaccination indiqué par ton vétérinaire.

Chiot qui attend seul à la fenêtre

Mon chiot mange ses crottes : 7 conseils pour qu’il arrête

  1. Ramasse tout de suite. Moins il a d’occasions, plus vite l’habitude disparaît. À la maison comme au jardin, ne laisse rien traîner.
  2. Accompagne-le dehors. Sors avec lui après les repas, les siestes et les jeux. Dès qu’il a fait, félicite-le et donne-lui une friandise, puis appelle-le vers toi pour l’éloigner de sa crotte.
  3. Ne le punis jamais. Ni cri, ni nez dans la crotte. Tu risques d’entretenir le comportement au lieu de le faire disparaître. Pour la méthode complète, lis notre article sur l’apprentissage de la propreté.
  4. Apprends-lui « laisse ». C’est un exercice très utile au quotidien : il apprend à se détourner d’un objet contre une récompense. Découvre comment bien utiliser les récompenses.
  5. Occupe-le. Jeux de mastication, tapis de fouille, petites séances d’éducation, sorties variées : un chiot occupé a moins besoin de s’inventer des activités.
  6. Limite les longues périodes d’enfermement et apprends-lui la solitude progressivement. Nos conseils pour apprendre à son chien à rester seul.
  7. Vérifie son alimentation avec ton vétérinaire : une ration adaptée à son âge, en plusieurs repas réguliers.

Beaucoup de produits « anti-coprophagie » sont vendus en animalerie. Leur efficacité est inégale d’un chiot à l’autre, et ils ne remplacent jamais une bonne gestion de la propreté.

Ce que nous voyons en séance

Dans la plupart des familles que nous accompagnons, le chiot mange ses crottes parce qu’on l’a déjà grondé pour un pipi ou une crotte dans la maison, ou parce que ses crottes restent à sa portée dans un parc ou au jardin. Dès qu’on change ces deux points, et qu’on récompense systématiquement les besoins faits dehors, le comportement recule en quelques semaines.

Questions fréquentes

Mon chiot de 2 mois mange ses crottes : est-ce normal ?

Oui, c’est très fréquent à cet âge. Il vient de quitter sa mère, qui nettoyait le nid, et explore tout avec sa bouche. Ramasse vite et récompense les besoins faits au bon endroit.

Mon chiot de 5 mois mange encore ses crottes : que faire ?

Reprends les bases : ramasser tout de suite, l’accompagner dehors, récompenser, ne jamais punir, et vérifier qu’il ne s’ennuie pas. Si rien ne change ou s’il a des troubles digestifs, parles-en à ton vétérinaire.

Mon chiot mange les crottes des autres animaux : est-ce grave ?

C’est plus risqué que ses propres crottes, car elles peuvent transmettre des parasites ou des maladies. Garde-le en laisse dans les zones à risque, apprends-lui « laisse » et respecte bien sa vermifugation.

Faut-il le gronder quand il mange ses crottes ?

Non. La punition crée de la peur autour des besoins et peut pousser ton chiot à manger ses crottes encore plus vite, pour cacher la preuve. Détourne-le calmement et récompense-le quand il s’éloigne.

En résumé

Un chiot qui mange ses crottes n’a rien d’anormal, et ce comportement passe le plus souvent avec l’âge. Ramasse vite, récompense les besoins faits dehors, occupe-le et ne le punis jamais. En cas de doute sur sa santé, ton vétérinaire est le premier interlocuteur ; tu peux en trouver un près de chez toi grâce à l’annuaire de l’Ordre national des vétérinaires. Et pour une éducation sereine dès les premiers mois, nos éducateurs canins t’accompagnent à domicile : demande tes premiers conseils gratuits.